Monet est reconnu comme étant l'un des créateurs de l'impressionnisme, le plus convaincu et le plus constant des peintres impressionnistes, en même temps que le chef de file du mouvement impressionniste. Depuis ses débuts comme artiste, il fut encouragé à toujours écouter et transmettre ses perceptions, et toutes les critiques qu'il dut subir ne l'éloignèrent jamais de cette quête.

 

C’est en 1886, que Belle-Île entre vraiment dans l’histoire de la peinture car Claude Monet y séjourne pendant 74 jours. À cette époque, l’accès à l’île est facilité par l’arrivée du train en 1882 à l’extrémité de la presqu’île de Quiberon (qu’on appelle aujourd’hui le « tire-bouchon » !). À l’origine, il ne doit rester que quelques jours à Belle-Île et poursuivre sa découverte de la Bretagne. Mais le peintre est perturbé par les conditions climatiques qui changent sans cesse, ainsi que par une véritable tempête. Travaillant sans relâche, 39 toiles naîtront de ses pinceaux en 10 semaines. Ces toiles sont aujourd’hui exposées dans les musées du monde entier.

À côté de cet héritage, le peintre a laissé une abondante correspondance adressée à ses amis, ses marchands, mais surtout à sa compagne restée à Giverny.

À travers ses lettres, il restitue le mode de vie sur l’île à la fin du XIXe siècle, commentant son séjour dans une auberge de Kervilahouen en compagnie des pilotes et des pêcheurs, la nourriture ou le confort de l’époque, les difficultés d’approvisionnement, les caprices du climat bellîlois et la beauté de la mer par tous les temps. Il se plaît à noter le pittoresque des jours de noces, mais aussi la consternation de tout un village lorsqu’un bateau ne rentre pas un jour de tempête …

La technique impressionniste

En compagnie du pêcheur Poly, il découvre les aiguilles de Port-Coton, les rochers du Lion, de Port-Goulphar et de Port-Domois. La côte déchiquetée, les hautes falaises sombres et les tempêtes nourissent sa quête de nouveaux paysages naturels dénués d’activité humaine, auxquels il souhaitait confronter la technique impressionniste. Monet se limite aux environs de Kervilahouen, sur la Côte sauvage. Il peint le Rocher du Lion à Port Coton (3 études), les Pyramides ou Aiguilles du même site (6), les rochers de Port-Domois (6), la Roche percée près de Port Domois dite la Roche Guibel (8), la grotte de Port Domois (1), l’entrée du « fjord » de Port-Goulphar (4). Parfois il se place à mi-falaise (ce qu’il faut éviter de faire) ou descend au niveau de l’eau, comme la minuscule plage au fond de l’anse de Port-Domois.  

Claude Monet

Le début des séries ?

Ce séjour marquera une étape importante dans sa

manière d’aborder son travail. Les variations rapides de lumière le conduiront à reprendre le même sujet jusqu’a 6 fois, lui imposant bientôt de procéder par séries.

En effet, à partir de 1890, Monet se consacre à des séries de peintures et peint le même motif à différentes heures de la journée, à diverses saisons. Il peint alors parfois des dizaines de toiles en parallèle, changeant en fonction de la lumière. Il commence par les Meules, puis réalise Les Peupliers, la Série des Cathédrales de Rouen, celle des Parlements de Londres et Les Nymphéas de son jardin.

 

Les artistes et les îles de Bretagne Sud ?

Par la suite, les peintres seront nombreux à se rendre sur les îles de Bretagne Sud: de Charles Cottet, Gustave Loiseau, Emile Dezaunay, Jean Puy, Constantin Kousnetzoff et Jean-Francis Auburtin à Ellsworth Kelly, en passant par Victor Vasarely, Jean Hélion, André Marchand, Marcel Gromaire ou Pierre Alechinsky. Rendez vous sur le page les "Les Îles en art".

 

Sources: Le Routard, le site de Belle-île-en-Mer