LES ÎLES EN ART

 

Belle-Île-en-Mer, Groix, de nombreuses îles ont été une source d'inspiration pour les peintres du monde entier, découvre sur cette page quelqu'un des artistes qui ont interprétés les paysages des Îles de Bretagne Sud.

Claude Monet et Belle-Île 

 

 

"Je suis dans un pays superbe de sauvagerie, un amoncellement de rochers terrible et une mer invraisemblable de couleurs ; enfin je suis très emballé quoique ayant bien du mal, car j'étais habitué à peindre la Manche et j'avais forcément ma routine, mais l'Océan, c'est tout autre chose" (lettre de Monet à Gustave Caillebotte).  

Désirant découvrir de nouveaux paysages, Claude Monet (1840-1926), maître de l’impressionniste, séjourna à Belle-île-en-Mer durant l’automne 1886.

 

De ce séjour, Claude Monet peindra une quarantaine de toiles représentant par exemple les Aiguilles du Port-Coton ou la baie de Port-Domois. Chaque lieu sera peint plusieurs fois en fonction de l’heure et du temps. C’est le début de son travail en série reprenant le même sujet mais recherchant une lumière et des effets différents.

 

« J’ai gardé de la Bretagne un souvenir impérissable, et la Bretagne c’est l’océan » Claude Monet.

Partez sur les traces de Claude Monet 

 

 

 

 

Gustave Loiseau et Belle-Île 

 

Pour se concentrer sur son amour de la peinture de paysages, Loiseau se rend au village de Pont-Aven en Bretagne. Il y rencontre Henry Moret (français, 1856-1913), Maxime Maufra (français, 1861-1918) et d'autres artistes de l'École de Pont-Aven. Il apprend également beaucoup de Paul Gauguin (français, 1848-1903) qui retourne à Pont-Aven en 1890 après son premier voyage à Tahiti ; mais les premières oeuvres de Loiseau sont principalement influencées par Camille Pissaro (français, 1830-1903) et Alfred Sisley (français, 1839-1899).

 

Gustave Loiseau fait partie du courant postimpressionniste. Il a peint, directement dans la nature, de nombreuses scènes de vie rurale et de campagne, peu de portraits, s'intéressant toutefois aux personnages en mouvement, comme des scènes de marché, ou en activité, tels les dockers, et, surtout vers la fin de sa vie, peint de nombreuses natures mortes . Les peintures de Loiseau révèlent sa passion pour les saisons, illustrant aussi bien le début du printemps que les récoltes plus tard à l'automne, ou des scènes de neige ou de givre l'hiver.

 

 

 

 

 

 

 

Charles Cottet et la Bretagne

 

Le jeune peintre Charles Cottet, dont l'enfance et l'adolescence se sont déroulées en Auvergne et en Savoie, découvre la presqu'île de Crozon en 1886, à l'âge de 23 ans, au terme d'un long voyage à pied en Bretagne qui le mène de Belle-Ile, sur la côte sud, à Bréhat, sur la côte nord de la péninsule. Attaché à la France et essentiellement à la Bretagne qui devient son lieu de prédilection. C’est à Camaret qu’il se fixe. Il y séjourne plusieurs semaines chaque année jusqu’en 1913, dans la maison qu’il s’est fait construire en 1891. Il n’est pas un parisien de passage mais bien un breton d’adoption et de cœur.

 

Ces thèmes sont simples, les âges de la vie, la mer nourricière et dévoreuse, le feu, foyer et phare, la mort. A partir d’anecdotes de la vie quotidienne, par exemple un repas de famille avant le départ d’un bateau ou le retour d’un corps noyé. Cottet va synthétiser différents aspects de la réalité, épurer l’anecdotique, souligner les symboles afin de créer une œuvre qui soit au-delà de la culture bretonne, du temps et de l’espace.

 

 

On va d’ailleurs lui reprocher de n’avoir eu qu’un regard sombre et souvent douloureux sur la Bretagne, et d’en avoir donc ignoré l’aspect joyeux et festif.

 

 

 

 

Emile DEZAUNAY et Belle-Île 

 

Il expose à la société des Amis des Arts de Nantes, de 1890 à 1907. Lorsque Maufra s’installe en 1892, dans son atelier du bateau-lavoir à Montmartre, Dezaunay fait partie du groupe de Nantais qui s’y retrouvent régulièrement en compagnie d’Aristide Briand et de Victor Micheler.

 

Le 25 mars 1898, à l’exemple de Gauguin, il met aux ventes aux enchères, à l’hôtel Drouot, un ensemble de ses œuvres dont le catalogue est préfacé par Arsène Alexandre. Il expose, en 1900, à l’exposition universelle puis, en 1902, à la galerie Bernheim ; membre fondateur du salon d’automne. Il participe aussi à celui des Tuileries comme à celui des Artistes Français.

 

Dezaunay est un graveur de talent qui a pratiqué l’eau-forte et l’aquatinte mais ses gravures sont méconnues.

 

Fixé à Nantes en 1913, il mène une vie effacée dernière une façade bourgeoise et ne quittera plus sa ville natale que pour des séjours en Bretagne et en Vendée.

 

 

 

 

 

Paul Signac et Groix

 

Paul Signac Victor Jules est né à Paris le 11 novembre 1863. En collaboration avec Geaorges Seurat, il a contribué à développer le style pointilliste. Il suivit une formation en architecture avant de se décider, à l'âge de 18 ans, après avoir assisté à une exposition des oeuvres de Monet, à poursuivre une carrière en tant que peintre.

Entre tous, Seurat sera le grand ami, le confident et l’alter-ego avec qui Paul Signac invente le « pointillisme » et plus encore « le divisionnisme ». Cette technique imaginée par Georges Seurat et théorisée par Paul Signac consiste à ne pas mélanger les couleurs sur la palette pour laisser l’œil synthétiser les combinaisons. Les courants scientifiques qui émergent à la fin du 19ème siècle découvrent l’atome et la place de l’homme dans l’univers, un élément parti du tout. Sa peinture libère la couleur, la fragmente et préfigure l’abstraction. D’autres s’essaient à ces compositions « en conscience » et méthodiques : Pissarro, Luce, Verhaeren, van Rysselberghe, Cross, Van de Velde…

Paul Signac adorait la voile et commença à voyager en 1892, naviguant un petit bateau vers presque tous les ports de France, vers la Hollande et autour la Méditerranée, jusqu'à Constantinople. De ses différents ports d'escale, Signac ramena de vibrantes esquisses d’aquarelle colorées, inspirées de la nature. À partir de ces croquis, il peignit de grandes toiles qui étaient soigneusement élaborées, d’une manière similaire à une mosïque, avec de petits carrés de couleurs très différentes et des minuscules points multicolores.

 

 

 

 

 

Germaine Gardey et Groix

 

Germaine Gardey découvre le Morbihan et l’île de Groix. À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la famille s’installe dans le Finistère.

 

La rapidité d’exécution et les couleurs vives de ses œuvres font vibrer sa peinture. La spontanéité de son geste cicatrise ses élans et exprime le mieux son tempérament impétueux. Des goémoniers sur l’île de Groix aux ciels violacés à marée basse ; des rochers sombres de Saint-Nicolas au déchaînement des vagues sur la côte, elle travaille le motif de l’eau sans relâche et le dépouille. Par la couleur et la matière, Germaine Gardey atteint même les limites de l’abstraction. Elle travaille quotidiennement paysages, portraits, natures mortes et marines pour affiner et affirmer son art.

 

Elle conserve en mémoire un solide enseignement académique mais garde malgré tout une liberté d’exécution pour peindre le motif. Fascinée, elle peint avec nervosité les paysages de la côte bretonne qu’elle souligne d’un trait de gouache ou de fusain pour souligner l’essentiel et acérer son regard.

 

 

 

 

 

 

Jean Puy et Belle-Île

 

Jean Puy est un peintre français et un membre du mouvement fauviste. Né le 8 novembre 1876 à Roanne en France, l’artiste étudie à l’Académie Julian à Paris et expose au Salon des Indépendants et au Salon d’Automne avec d’autres fauves en 1905.

 

Travaillant avec des artistes comme Henri Matisse et André Derain, Puy développe une palette vive basée sur l’interprétation émotionnelle du monde plutôt que sur sa réalité observée. Bien que ses peintures ne deviennent jamais aussi radicales que certaines œuvres d’autres fauves, son travail conserve des harmonies tonales sobres et un sens de la forme tridimensionnelle et il est considéré comme un pionnier de l’utilisation de teintes vives.

 

« Couleurs ! », « Des couleurs ravissantes, envoûtantes, séduisantes, ensorcelantes, captivantes, engageantes ! Comme si on n’arrêtait pas de s’en mettre plein la vue ».écrit-il.

 

Aujourd’hui, ses peintures font partie de la collection permanente, entre autres, de l’Institut d’art à Chicago, du musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, du musée d’Orsay à Paris et de l’Institut Courtauld à Londres. Puy meurt le 6 mars 1960 à Roanne.

 

 

 

 

Henri Matisse et Belle-Île 

 

Né le 31 décembre 1869 et décédé le 3 novembre 1954, est un artiste français connu pour son utilisation de la couleur et son dessin original et fluide.Matisse était un graveur, un dessinateur et un sculpteur, mais il est plutôt connu en tant que peintre .

 

Matisse est fréquemment considéré, aux côtés de Marcel Duchamp et Picasso, comme l'un des trois artistes qui ont beaucoup contribué à définir l’évolution révolutionnaire dans les arts plastiques durant les premières décennies du 20e siècle, responsable des développements significatifs dans la sculpture et la peinture. Bien que Matisse ait été d'abord marqué comme un fauve, dans les années 1920 Matisse était de plus en plus reçu comme un défenseur de la tradition classique de la peinture française.

 

En 1897 et 1898, Matisse rend visite au peintre John Peter Russell sur l'île Belle Île en Mer au large des côtes de la Bretagne. Russell a été présenté à l'impressionnisme et à l'œuvre de Van Gogh (qui avait été un bon complice de Russell, mais était totalement inconnue à l'époque). Le style de Matisse a complètement changé, et il dira plus tard « Russell a été mon professeur, et Russell m’a expliqué la théorie des couleurs. »

 

 

 

 

John-Peter Russell et Belle-Île 

 

John-Peter Russell (1858-1930), d'origine australienne, surnommé « le disciple de la couleur pure », tombe sous le charme de Belle-Ile-en-Mer, en 1883. Elle comblera pendant 20 ans sa quête de lumière et de couleur absolue.

 

Dès 1883, Russell est à la recherche de lieu susceptible de lui offrir la lumière tant convoitée... Et c'est ainsi qu'il voyage pour la première fois en Bretagne. L'engouement s'opère en 1886, lors d'un long séjour à Belle-Ile-en-Mer en compagnie de Claude Monet. Cette rencontre sera décisive dans les recherches de l'artiste australien sur les effets de lumière. La période belliloise, d'une qualité et d'une modernité indéniables, la plus féconde de son oeuvre. Datant de 1900, « La voile rouge-Port de Goulphar », huile sur toile, s'inscrit dans la mouvance post-impressionniste.

 

Russel est très attaché à la couleur, souvent exacerbée. L'influence de Monet y est peu ressentie, si ce n'est dans la touche large et animée. A la différence de ce dernier, qui effectua un court séjour sur l'île en 1886, marqué par la tempête et le temps d'hiver, Russel avait pu saisir ses impressions par tous les temps et tous les éclairages. L'anse de Goulphar, au sommet de laquelle était son atelier, fut décidément une source d'inspiration : trois versions sont visibles au musée de Morlaix dont une sous la neige.

 

 

 

 

Pierre Bertrand et l'île de Groix

 

La Bretagne inspire. Pierre Bertrand en est la preuve. C'est à Lorient, 25, rue des Fontaines, que le peintre naît le 5 mai 1884. Alors que son père rêve pour lui d'une carrière militaire, Pierre Bertrand se sent l'âme artiste. Il commence sa carrière à Hennebont, où une rue porte aujourd'hui son nom. Il s'est également essayé au métier de journaliste à Paris, mais ses lieux chéris restent l'Île aux Moines, Belle-Île et Groix.

 

Ses oeuvres justement. L'artiste se place dans le mouvement néo-impressionnisme. « C'est une peinture sur le vif. Il se positionnait sur un paysage et capturait un moment fugitif. Il choisissait les couleurs qu'ils ressentaient, ce ne sont pas forcément celles qu'un observateur lambda voit ! », précise Marie-Elisabeth Loiseau, assistante de conservation des musées de Vendée.

 

Sa personnalité et son talent lui permettent d'être nommé peintre de la Marine en 1935.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paul-Émile Pajot et l'Île de Groix

 

« Il est homme qui peint des bateaux. Il ne peint pas des bateaux pour les gens qui aiment la peinture, mais il est un peintre pour gens qui aiment les bateaux ». C'est ainsi que Jean Cocteau présente, en janvier 1925, l'unique exposition parisienne de Paul-Emile Pajot.

 

Paul-Émile Pajot n’est pas un peintre majeur de la marine, mais son travail documentaliste des bateaux de pêche, puis des paquebots et navires de fret lui donne une dimension presque «archéologique». La précision du trait et des proportions, les détails sur les gréements et le positionnement des accessoires, forment une œuvre capitale du début du 20e siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adolphe Marie Beaufrère et le bassin lorientais

 

Né le 24 mars 1876 à Quimperlé (Finistère), et mort le 16 février 1960 à Larmor-Plage (Morbihan), est un peintre et graveur français. Une grande partie de son œuvre est inspirée par la Bretagne.

 

 

Il entre en 1897 à l’École des beaux-arts de Paris où il est l'élève de Gustave Moreau puis de Fernand Cormon1. Outre la peinture, il est particulièrement intéressé par la gravure. Sa première exposition date de 1898, au Salon.

En 1911, une bourse lui permet de voyager en Algérie où il réside à la Villa Abd-el-Tif, en Italie et en Espagne. Durant la Première Guerre mondiale, il est affecté dans l’infanterie. En 1922, il décide de s’installer définitivement à Larmor-Plage. Il utilise essentiellement l’eau-forte et la pointe sèche, tout en faisant quelques tentatives de gravure sur bois.

 

 

 

 

 

 

 

 

Robert Yan et l'Île de Groix

 

Fils d'un capitaine au long cours, Robert Yan voit le jour en 1901 à Arcachon. Alors qu'il est encore tout jeune, son père s'installe avec sa famille à Quintin, puis à Landerneau.

 

Sa première vocation étant l'architecture, mais se dirige vers la peinture en 1924 et entre dans l'atelier d'Eugène Narbonne (1885-1973). Il débute au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1928, puis expose dans des galeries à Brest, Paris et Concarneau. En 1929, il va fait un grand tour de Bretagne, qui restera sa source majeure d'inspiration.

 

En 1934, il devient sociétaire du Salon des artistes français et adhère la même année au mouvement Seiz Breur, présidé par René-Yves Creston, dont il avait fait la connaissance à l'École des beaux-arts en 1923. En 1937, il participe avec Pierre Bertrand à la décoration de la salle Pêche et agriculture du Pavillon de Bretagne de l'Exposition de 1937, ce qui lui vaudra une médaille.

 

Il est nommé peintre de la Marine en 1973 et se lie d'amitié avec Henri Barnoin, Pierre Bertrand, René-Yves Creston, Lucien Delpy, Maurice Ménardeau et Pierre Péron.

 

 

 

 

 

Jean Hélion  et Belle-Île-en-Mer

 

Jean Hélion est un peintre moderne et une figure importante de l’art abstrait. Né dans le nord-ouest de la France, Hélion étudie l’ingénierie et l’architecture à Lille avant de s’installer à Paris en 1921. Hélion travaille d’abord en tant qu’architecte et consacre son temps libre à la peinture, il s’intéresse en premier lieu à l’abstraction après avoir découvert le cubisme avec Joaquín Torres-García.

 

1953, passe l’été à Belle-Île où il achète une maison ; il rapporte de nombreuses études de paysages.

 

C'est un peintre français complexe, passé, cas peu fréquent, de l'art abstrait parfois proche de Mondrian (Tension, musée André Malraux, Le Havre) au figuratif.

 

 

 

 

 

 

 

 

En visitant les Îles de Bretagne Sud, vous pourrez découvrir ou redécouvrir de nombreux artistes au gré des îles et des villages. Peintres, sculpteurs, souffleur de verre vous attendent pour vous faire découvrir leur art...