Groix et la pêche

 

À partir du XIVè siècle, sous la férule des Rohan, l'île se consacra à la pêche et au commerce maritime, connaissant deux apogées : l'une avec la Compagnie des Indes de Colbert, l'autre avec l'industrialisation de la conserve de poisson, qui fit de Groix le premier port thonier de France.

Entre 1860 et 1940 Groix vecut sa grande période de la pêche au thon et ce fut véritablement un âge d’or pour l’île. Dans la première partie du XXe siècle, Groix compta jusqu’à 300 thoniers, amarrés à Port-Tudy, Port-Lay, (le premier port construit sur l’île), et à Locmaria, ce qui fit du "caillou" le premier port thonier en Europe.

Comme le thon ne se vendait pas en frais, les équipages groisillons approvisionnait les conserveries existantes de Belle-Île et des Sables d’Olonne. Puis, avec l’arrivée du train à Lorient en 1862, il y eut un mouvement de construction de conserveries à Groix dès 1863. Les usines, qui ont d’abord travaillé la sardine avant de se tourner vers le thon, fourniront du travail à plusieurs générations de familles. L’île comptera jusqu’à cinq conserveries, dont la dernière ne fermera ses portes qu’en 1979.

 

Comme un souvenir à la mémoire de l’épopée prospère pendant laquelle l’île de Groix était le 1er port de pêche au thon germon (thon blanc) de France, les Groisillons ont orné le clocher de leur église d’un thon ! Lors de la montée vers le bourg depuis Port-Tudy, vous pourrez également admirer les belles maisons d’armateurs qui subsistent encore de cette époque faste. A visiter également : l’écomusée de l’île (situé à Port-Tudy et ouvert d’avril à novembre) et la maison-phare de Pen-Men, au nord-ouest de l’île.

 

Depuis 2000, Christian Guyader a relancé la conserverie artisanale avec son entreprise Groix et Nature.

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