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Quelques milles encore, un peu plus au large, une fois franchi le passage des soeurs, voici Hoëdic immuable et sauvage. Comme un papillon posé sur l'océan, l'île déploie ses ailes ourlées de sable blanc sur 2,5 km. C'est au Port d'Argol que vous accostez sur la côte "en dedans". Le bateau poursuit ses rotations et vous laisse livré au silence sur cette lande rase, où le vent parvient parfois à grande peine à faire siffler les quelques récifs écorchés. En remontant "l'avenue" ensablée, le bourg vous accueille avec simplicité. Quelques maisons frileuses s'organisent autour de la mairie, le presbytère, l'agence postale et l'école. Plus loin l'église, sous sa coque de navire chaviré, proclame la double croyance des Hoëdicais : la spiritualité des âmes et l'alliance des hommes à la mer. Sur cette île, seul un gros coeur peut surmonter invasions, disettes, tempêtes. La joie de vivre communicative de ses habitants est aujourd'hui l'émanation des périodes chagrines. A l'image de ses êtres, la végétation de l'île continue à faire le gros dos face aux éléments. Le jardinier n'a plus d'âge, mais poursuit l'entretien de cette minutieuse pelouse où abondent les oeillets sauvages et les lys de mer (mystère de la migration végétale cette variété de lys est originaire d'Asie tropicale). |
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Le côté sud Le sentier côtier vous laisse admirer à marée basse les nombreux ilots rocheux, rendez-vous favori des pêcheurs à pied. A marée haute les bateaux accèdent par l'étroit chenal, au Port de la Croix, reconstruit en 1844 sur l'instigation du recteur, par les hommes, femmes et enfants de l'île. Ce port est à sec plus souvent qu'en eau. La Pointe du Vieux Château Le site le plus sauvage de l'île. En longeant la côte par les petites plages abritées du port de l'église, vous rejoignez l'extrémité rocheuse de l'île se concluant en point de suspension dans la mer. Sous la dune, on retrouva, en 1933, neuf tombes mésolithiques, certaines protégées par des ramures de cerf. |
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La charte d'Hoëdic Mise en pénitence par la grande terre "pour cause de contrebande", le curé du village et le conseil des anciens établissent en 1822 un code qui fixe les droits et les devoirs des habitants. Le recteur perçoit alors l'impôt, arbitre les conflits, distribue les corvées, décide entre autres : article 16 Des voleurs : "celui qui sera convaincu de vol, paie pour la plus petite chose, un franc pour l'église, et cette amende augmentera cependant à mesure des dommages. Si un étranger s'avisait de transgresser les règlements du pays, les habitants pourraient se faire justice eux-mêmes." Ou encore, article 28 Des défenses : "il n'est permis à aucune fille qui n'a point atteint l'âge de trente ans de sortir de l'île sans la permission de son recteur, et avec des raisons graves, autrement elle serait bientôt gâtée." Le Fort Construit sur ordre de Louis-Philippe en 1846, ce fort, en partie enfoui dans la dune, devait résister aux Anglais. En 1881, il abrita la première école laïque de l'île. A 300 m du fort se dresse le seul menhir d'Hoëdic. La Pointe de Beg Lagad Une haute tour ruinée fait encore le guet au centre d'une batterie. Construit par Vauban en 1693, ce sont les vestiges du "Fort Anglais". |
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| Renseignements | |
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Mairie de Hoëdic Fax |
02 97 52 48 88 02 97 52 33 27 |
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